La Procrastination et la confiance en soi

Pour rentrer directement dans le vif du sujet, le comportement du procrastinateur – c’est :

Je n’arrive pas a tout faire : ma maison, le boulot, les enfants.

Les gens qui procrastinent ont tendance à mélanger toutes les activités pour finalement en faire aucune : « Je regarde ce truc à la télé et je m’y mets juste après » ou encore « J’appellerai demain, je ne suis pas a un jour près » puis « Et ce n’est pas la peine que je n’appelle pas ça  répond jamais. » pour finir par « non mais laisse tomber je ne le sens pas ».

Ça c’est la procrastination – y’a-t-il un lien avec la confiance en soi ?

La confiance en soi et la perte de quête de sens

La procrastination ce n’est pas uniquement le fait de remettre à demain, puisque on n’ose pas, on tourne en rond.

La procrastination cache la perte de quête de sens et un manque de confiance en soi.

J’insiste par ce que c’est quelque chose que j’ai appris en travaillant avec un médecin extraordinaire qui fait le distinguo entre le burnout et la perte de quête de sens.

Je me suis rendu compte qu’effectivement la procrastination ça va cacher le plus souvent une faiblesse dans la confiance en soi .

Vous l’avez peut-être remarqué, c’est dans ces moments où :

  • On ne sait pas pourquoi on est là
  • Pourquoi on fait les choses
  • Pourquoi on cherche à avoir ce résultat là

En gros, on ne sait plus dans quel sens vont nos actions, notre volonté, cette entreprise. On ne sait plus.

Du coup, on ne fait pas les actions simplement parce que si on les fait, on ne sait pas si on va les faire dans le bon sens. J’espère que le lien entre la procrastination, la perte de sens et la confiance en soi est déjà plus clair !

Et la perte de quête de sens est vraiment quelque chose qui est très régulier chez les entrepreneurs et professionnels indépendants du coaching, du conseil ou de la formation.

La simple et bonne raison est que quand on a une idée, et qu’on décide de se lancer, on met en place les business plan, on discute avec les avocats, on bosse, on bosse, on lance et là boom, on tombe de fatigue.

On se rend compte le plus souvent quand on est très enthousiaste que les résultats ne sont pas tout de suite a la hauteur de ce qu’on avait espéré : la confiance en soi chute vertigineusement…

Moi je dis toujours au professionnels indépendants et freelance : faites votre business plan avec des échelles les plus basses possible, par ce qu’il vaut mieux avoir une bonne surprise que d’avoir des business plans avec des échelles hautes pour réaliser que le chiffre d’affaire qu’on attendait ne rentre pas.

Ça casse le moral et abîme votre confiance en vous et votre projet.

C’est a ce moment la que la perte de la quête du sens se produit et on ne sait plus pourquoi on fait tout ça.

On pensait que ce serait une super expérience, on pensait qu’on se marrerait bien, on pensait que ça nous amènerai beaucoup d’argent mais finalement, ça fait 4 mois qu’on a commencé et il n’y a pas beaucoup dans les caisses.

On pensait ceci et cela et au final, on se rend comte qu’on a rien de tout ce qu’on voulait et on se demande :

..Mais tout ça pourquoi ? C’était quoi le but ?

Quand on en est là, les gens pensent déjà a la solution.

Avec la perte de quête de sens, on ne sait plus, on n’a plus envie.

La perte de quête de sens c’est vraiment quelque chose qui pousse à procrastiner par ce qu’on trouve toutes les raisons du monde pour pas agir (…manque de confiance en soi, quand tu nous tiens !)

La peur de la réussite

Et après, il y a la peur de la réussite,  ça entraîne la même chose.

La peur de ne pas savoir faire face c’est à dire de lancer des actions et de ne pas être sur qu’on peut assumer les conséquences. La peur de ne pas savoir dire voila « achetez mon produit« , ou « faisons un partenariat« .

La peur de ne pas pouvoir exprimer les choses qu’on désire vraiment, la peur de prendre des mauvaises décisions. Ça c’est incroyable, les indépendants pensent toujours qu’il y a une meilleure décision que celle qu’ils vont prendre.

Or il n’y a que la décision du moment, personne ne sait quelle sera la bonne décision. C’est ça la confiance en soi : agir dans le présent pour aller vers le futur qu’on veut en sachant prendre les actions correctrices au fur et à mesure !

On en prendra peut-être une parmi douze, donc les onze autres on ne sait pas ce que ca va donner.

Il vaut mieux en tenter une et savoir si ça marche ou pas.

Si ça  marche très bien tant mieux, si ça  marche pas, on change mais on ne peut pas avoir des remords après une décision alors qu’on a fait ce qu’on a pu.

C’est par l’action et les résultats positifs qu’on entretient et développer la confiance en soi !

La peur de quitter ses repères en se mettant à son compte

Quand on est dans une vie de salarié, une vie de famille dont on est satisfait OU même si on est au chômage, qu’on n’a pas l’argent, même si on rame… on sait qu’à partir du moment ou on va commencer a mettre en activité notre job d’indépendant, on se rend compte qu’on est moins à la maison et que les enfants nous réclament etc…

Du coup on a cette culpabilité et on ne veut pas quitter ses repères par ce que  c’était sympa qu’on dîne tous ensemble et qu’on aille le weekend faire du toboggan.

Ce sont des peurs qui hantent votre projet.

« Si je passe a l’action, je ne vais pas être la, je vais être médiatisé, il va falloir que je voyage etc » et les gens sont hyper flippés à cause de ça .

Une des raisons pour laquelle les gens ont peur de réussir c’est par ce qu’ils ne veulent pas être connus, ils veulent rester dans leur petit cocon avec leur femme et leurs enfants. Ca n’empêche rien, mais c’est la peur et le manque de confiance.

Quand c’est là, c’est là.

Réussite ou échec : la peur de ses propres comportements

« Si je me mets a totalement échouer comment je vais réagir ? Je ne veux pas devenir agressif méchant et si je réussis, €100,000 par mois, mince ou la la qu’es ce qu’il m’arrive si je gagne €100,000 par mois ? Mais je vais devenir un crétin notoire.« 

« Je vais rouler en Ferrari, il n’y a plus personne pour dire redescends sur terre, les enfants vont dire mais qui c’est celui la, avant papa tu étais gentil maintenant avec ta voiture et ta montre en or…« – j’ai peur de mes comportements, j’ai peur de devenir un gros naze.

La peur de l’échec ou de la réussite, ça  nous pousse à freiner toutes les entreprises qu’on met en place parce qu’on a peur de ce qui va arriver.

C’est l’étau mortel entre la peur de réussir et la peur d’échouer : c’est aussi ça la confiance en soi – savoir être présent à ce qui se passe, à ses comportements et son égo..savoir garder les pieds sur terre dans la réussite ou dans les échecs.

Et vous, vous procrastinez ?

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre les mécanismes de la confiance en soi, qui vous empêchent de passer à l’action et de vous mettre à votre compte OU de recherche activement des clients et communiquer largement au sujet de votre activité ?

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